En France, pays de droits de L´homme, Piedad Córdoba aurait deja ete poursuivie par le pouvoir pour ses appels «a la subversion et a la rebellion» - (2010-02-18)

En France, pays de droits de L´homme, Piedad Córdoba aurait deja ete poursuivie par le pouvoir pour ses appels «a la subversion et a la rebellion»

Je reviens de plus belle dans mes commentaires sur la Colombie après mon « coup de mou » face au silence des autorités locales sur le Guaviare : 6 policiers tués par les FARC dans la caravane du candidat à gouverneur, au moment où Piedad Cordoba exigeait l'absence de survols militaires dans cette région pour permettre la libération du caporal Moncayo, toujours martyr des FARC depuis près de 13 ans, et pas encore relâché. 

Le mutisme du pouvoir et des médias de Bogota se poursuit, mais je vais enfoncer le clou : comment la présidence colombienne a-t-elle pu tolérer ce scandale, et continue de fermer les yeux sur l'activisme d'une sénatrice convaincue de complicité avec les terroristes ? 

En France, cette sénatrice serait déjà sous les verrous, rien que pour ses appels à l'insurrection lancés le 5 septembre 2008 devant le congrès de la Fédération des étudiants universitaires réuni à l'Université Nationale de Bogota. « Je vous invite à la subversion, à la rébellion », s'est-elle alors exclamée. « Le régime de Pinochet est absolument égal à ce qui se passe dans ce pays, où le régime a militarisé la vie quotidienne des Colombiens », a-t-elle encore affirmé. 

Si demain je me permets de lancer un tel appel à Paris, devant la Sorbonne, je ne donne pas cher de ma liberté. Je serai immédiatement poursuivi pour menaces contre l'Etat de droit, incarcéré, jugé et condamné. 

En Colombie, le pouvoir n'a pas bougé, a baissé la tête, et aujourd'hui, quand cette complice des FARC dénonce de présumés vols militaires dans le Guaviare, qui seraient justifiés pour détenir les auteurs des six meurtres commis par les FARC contre les gardes du corps d'un candidat à gouverneur, le silence radio continue. La presse colombienne n'en dit rien.

Quand je suis allé à Bogota en novembre dernier, j'ai dénoncé devant la télévision et la radio Caracol les agissements de Piedad Cordoba avec les FARC. Elle a annoncé alors qu'elle allait me poursuivre en justice avec un avocat colombien et un avocat français. Mais ce n'était qu'un effet de manche ! Jamais elle n'a mis à exécution ses menaces, ce que je souhaitais pour rendre publiques ses complicités avec les terroristes. Madame Cordoba, faites-le, poursuivez-moi!

En Colombie, des dizaines d'élus ou de héros croupissent en prison, comme le colonel Alfonso Plazas Vega, et l'ex-président du Congrès Carlos Garcia, à partir de faux témoignages de détenus obtenus en échange de remises de peine. Mais dans le cas de Piedad Cordoba, cette sénatrice continue de jouer un jeu macabre avec quelques martyrs des FARC alors que les 37.000 fichiers découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes, et validés par Interpol, prouvent sa complicité avec les terroristes ! En France, ces preuves auraient suffi à la mettre en examen et en détention provisoire avant jugement. 

Qu'attendent le président, et son ministre de la Justice, pour porter plainte contre atteinte à la sécurité de l'Etat ?

 
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